08/09/2004

Jacques Pirnay (II)

M. Maurice Duterme nous a fait parvenir cette rare photo de la cérémonie des funérailles du 22 sept 1944. On distingue, à droite, le cercueil de Jacques Pirnay, recouvert du drapeau belge, sur lequel est posé son foulard scout. La photo est tirée du livre: "ARLON 1939-45" de Jean-Marie TRIFFAUX.

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Abbé René Feck

Tous les Arlonais ont encore dans l'oreille les deux détonations qui ébranlèrent la ville au soir du 24 août 1944. Le lendemain, par le bouche à oreille, les gens apprirent les événements de la nuit : deux attentats contre des magasins de rexistes, une quarantaine d'otages arrêtés, deux exécutions en pleine rue... L'aumônier de la 5ème Saint-Donat, l'abbé René Feck, par ailleurs Vicaire de Saint-Donat, fait partie du groupe de 30 otages qui sera transféré le 30 août à Namur par camion puis déporté en train militaire en Allemagne, au camp de concentration de Neuengamme (photo ci-contre). Il y périra au cours de l'hiver par suite du froid et des privations. Le camp de concentration de Neuengamme, situé à 20 km à l’est du centre de la ville de Hambourg était pendant la deuxième guerre mondiale le camp de concentration central du nord de l’Allemagne. Environ 55 000 des 106 000 détenus y moururent des sevices infligés par les gardiens SS, des conditions meurtrières de vie et de travail, et de l’enfer de l’évacuation.

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Jacques Pirnay

acques Pirnay (Faucon Taciturne) était routier au Clan de la Butte mais était aussi engagé dans la Résistance : il était courrier de l'Armée Secrète. Arrêté, torturé puis emprisonné à la prison d'Arlon, il est finalement fusillé par la Sicherheit Polizei (SIPO) avec 17 camarades, au lieu-dit "les Quatre Vents" à Tontelange, le 01 septembre 1944, soit neuf jours avant la libération d'Arlon par les Américains. Voici l'hommage vibrant que lui rend le journal "la Voix des Luxembourgeois" dans son édition du 8 octobre 1944 : "pendant deux mois, il a été courrier à l'Armée Secrète. Deux mois, [...] soixante jours sur les grand-routes comme sur les chemins de campagne, sur les chemins de terre comme dans les sentiers, sous l'interminable pluie de juin [...], son petit bonnel suisse sur la tête [...], sa grande cape dans laquelle s'engoufraient le vent et la pluie [...]. Jacques allait abattant parfois en une journée ses cent kilomètres [...], toujours le premier à se présenter quand la mission était périlleuse. Tel était son métier d'estafette. Et le soir, à la Bleu Maison, quand il se réunissait avec ses camarades, tous Routiers comme lui, devant le feu qui brûlait dans l'âtre, c'était encore lui qui chantait le plus fort [...]. Il avait tout abandonné pour servir son pays. Il fût arrêté au début du mois d'août, alors qu'on ne s'y attendait pas. Il a su pleinement mériter son totem scout en restant "taciturne" jusqu'au bout, malgré les menaces et les coups qu'il a dû subir. Et ceux qui l'ont connu à la prison affirment que jusqu'au dernier jour, il a gardé un moral magnifique, sachant demeurer gai dans sa cellule comme il l'avait été dans toutes les circonstances de sa vie". Son corps est ramené du cimetière de Tontelange à Arlon le 22 septembre 1944, pour des obsèques officielles. Les 15 et 16 septembre 1945, scouts et routiers allèrent en hike au Pont d'Oye pour une cérémonie du souvenir : l'inauguration d'un plaque de schiste gravée d'une inscription rappelant les séjours de Jacques Pirnay à la Bleue Maison.

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